Texte : Charles Labrie et collaboration de Danny Di Stefano

Un des volets du projet Cité-école consiste à structurer des activités tant pédagogiques que sportives dans nos 13 communautés (sports, remise des bulletins, bourses reconnaissance, bénévolat, articles dans les journaux communautaires). Cette année, l’enseignant de mathématique, entraîneur au soccer et membre du conseil sur la persévérance, la réussite et l’excellence scolaires, Danny Di Stefano, a mis sur pied un projet de mini-soccer destiné aux élèves des deux cycles du primaire. Je lui ai posé quelques questions à propos de cette activité prometteuse.

Les raisons qui sont à la source de ce projet novateur?
Il y en a plusieurs, oui! C’est d’abord un besoin qui émerge des communautés et de notre école secondaire. À la suite d’un sondage effectué dans trois villages de notre MRC, j’ai constaté que les parents, les jeunes et les directions d’écoles souhaitaient ce genre d’activités. Il faut également noter que les dirigeants souhaitaient faire bouger leur population et nous avons décidé de travailler ensemble afin d’atteindre nos objectifs respectifs. Il faut savoir que l’émergence du futsal partout en province dans les grands centres comme Sherbrooke amène le sport du soccer à un niveau supérieur. Il y a de plus en plus de programmes du futsal complémentaires au programme de soccer estival. Je pense au Mistral de Sherbrooke et au Club de soccer de Magog. Pour que nos équipes de Monarques restent compétitives, il faut que nous aussi, on aille de l’avant. On veut former ici, à partir du primaire, des athlètes capables de rivaliser dans les ligues scolaires avec le talent des écoles comptant un plus grand nombre d’élèves dans les grands centres. C’est sans oublier le plaisir qu’éprouvent les jeunes à apprendre les rudiments du soccer et pouvoir poursuivre lorsqu’ils sont rendus au secondaire à la Cité-école.

Concrètement, comment cela se vit-il cette année?
Question de réalisme et de coordination, le mini-soccer a été offert dans 3 villages seulement, choisis en fonction de notre capacité à trouver des jeunes animateurs motivés dans chacun des villages. Les trois écoles retenues sont : le Parchemin (East Angus) avec 35 participants répartis dans quatre groupes. Saint-Camille (Cookshire) avec 10 participants et Notre-Dame-du-Sacré-Cœur (Weedon) avec 15 participants. C’est un projet impliquant 60 participants et 8 animateurs. Chaque groupe a un calendrier et une journée de la semaine qui lui est propre. Le groupe s’entraîne 90 minutes par semaine, 18 fois dans l’année. Il y a également deux journées de tournoi amical entre les écoles sur journée pédagogique. Chaque enfant inscrit participe donc à 20 séances du futsal. Un cartable de planification est remis à chaque entraîneur. La séquence des thématiques doit être respectée, mais chaque groupe d’entraîneurs a l’autonomie d’adapter le choix des ateliers en fonction des capacités de son groupe.

Tes autres rôles en tant que concepteur du projet très innovateur?
En tant que coordonnateur, j’ai élaboré la structure des activités et identifié les contraintes en partenariat avec les trois directions des écoles concernées. C’était surtout de la logistique et de la planification financière pour assurer la réussite du projet. Une fois les activités débutées et les entraîneurs assignés, je gère les besoins en matériel, la discipline et je vais assurer une supervision technique sur les plateaux. Je verrai donc chacun des groupes quelques fois en cours d’année et 2 fois collectivement lors de nos deux journées de tournoi.

Qui sont tes animateurs dans chacun des trois villages cette année?
Au Parchemin (East Angus) (3e,4e,5e,6e année) : Antoine Nicol, Gabriel Simard, William Simard et Samuel Bibeau. À Saint-Camille (Cookshire-Eaton) : Nathaniel Dugal-Rogers et Laurie Labranche. À Notre-Dame-Du-Sacré-Coeur (Weedon) : Anthony Séminaro et Brandon Bibeau-Fortin. Ce sont tous d’anciens joueurs des Monarques en juvénile masculin séniors masculins et arbitres.

Merci Danny et longue vie à ce projet inspirant!