Texte : Audrey Filiault, élève de la 5e secondaire, résidente de Weedon

1er mars 2018, une date gravée dans ma mémoire à tout jamais! La première fois que je prenais l’avion, passais les douanes et quittais le pays pour aussi longtemps sans ma famille. Nous nous préparions pour ce jour depuis deux ans, pour la plupart d’entre nous. Nous avons suivi des cours d’espagnol, nous avons fait des campagnes de financement ainsi que des rencontres préparatoires qui nous ont été très utiles durant notre voyage.

Malgré que nous ayons manqué notre vol qui allait nous mener à Guatemala City, la première journée s’est très bien passée. Nous avions tous hâte de rencontrer nos familles, d’échanger avec eux, de voir leur quotidien ainsi que leur belle culture. Nous sommes arrivés dans nos familles très tard, mais elles nous ont tous accueillis à bras ouverts, comme si nous étions d’anciennes connaissances. Elles ont su nous faire sentir chez nous et nous mettre à notre aise très vite, même à des kilomètres de notre pays natal. Attachants, drôles, intéressants et remplis de choses à partager, voici comment je qualifierais les Guatémaltèques.

Notre maman se nommait Thérésa. Elle s’est mariée très jeune et a dû arrêter l’école. Elle a appris à lire ainsi qu’à écrire par ses propres moyens. Elle est une femme très autonome et manuelle! Elle n’a pas vraiment le choix, car les hommes de la maison ne viennent qu’une journée par semaine et doivent repartir vite pour le travail. Cette femme sensationnelle nous a non seulement partagé sa maison, mais aussi son histoire. Cela m’a fait réaliser que si on veut vraiment quelque chose, on peut l’avoir.

Est ensuite venu le temps des travaux de construction. WOW! Je n’aurais jamais pensé adorer cela à ce point. C’était énormément physique; nous devions être concentrés et cela rendait la tâche parfois difficile. Mais de voir les visages de la famille s’illuminer à la vue de notre travail était la paye de tout le monde. Nous leur avons donné plusieurs choses en cadeaux et nous avons acheté leurs broderies faites à la main. C’est si gratifiant de savoir que nous avons aidé une famille à mieux vivre et dans de meilleures conditions.

Production de noix de macadam, fabrication de chocolat, musée du café, visite de femmes mayas, ascension d’un volcan, cours d’espagnol… Toutes des activités enrichissantes qui m’ont permis d’en apprendre davantage sur eux. J’ai adoré les côtoyer et le départ a été nostalgique. Nous nous sommes séparés de notre famille avec une boule de tristesse dans la gorge ainsi qu’avec la promesse de se revoir. Comme notre maman disait : « to casa es me casa », ce qui veut dire : « ma maison est ta maison ». Aucun au revoir n’a été prononcé, seulement des « à bientôt »… Et comme Rollio, notre guide guatémaltèque, nous a dit en nous quittant à l’aéroport de Guatemala City, hasta pronto Guatemala!