Texte : Charles Labrie, enseignant
En cette année 2023, les municipalités et les paroisses de Westbury et East Angus célèbrent, de brillante façon, le centième anniversaire d’un monument historique exceptionnel et reconnu par la direction du patrimoine culturel du Québec, l’église St-Louis-de-France. En l’occurrence, deux remarquables jeunes de la poly, Victoria Lamontagne et Benjamin Bernier, déjà engagés dans leur milieu scolaire, ont bien voulu se faire la mémoire de tous les citoyens et paroissiens de l’une des grandes richesses culturelles du bâtiment, les vitraux et rosaces dédiés aux garçons et aux filles dès 1923.
DES INFORMATIONS PERTINENTES
Les samedi et dimanche des 15 et 16 avril derniers, deux jeunes remarqués et remarquables ont partagé des informations inspirantes en lien avec les rosaces et vitraux dédiés aux garçons et aux filles à l’époque. Deux belles voix, en alternance, sur un ton familier et dans un excellent français, ont su retenir l’attention et conquérir la foule présente. Victoria et Benjamin ont traduit avec justesse et conviction, les concepteurs, les exécutants et les représentations de ces majestueuses rosaces et impressionnants vitraux rectangulaires. Dans un décor féérique en raison du symposium culturel présent dans les circonstances, les gens tournaient la tête, tantôt à gauche, tantôt à droite, afin d’admirer, de visu et sur paroles, les personnages féminins et masculins mentionnés, fondateurs de plusieurs communautés qui ont présidé, dans certains cas, à la naissance du monde québécois, moderne. Qu’il s’agisse de Marie de l’Incarnation (les Ursulines et l’éducation) ou Gérard Magella (église de St-Gérard et modèle), les gens de l’assistance buvaient leurs paroles. J’en suis témoin, croyez-moi!
DES JEUNES APPRÉCIÉS
Plus encore : au-delà des informations partagées, c’était la présence de deux jeunes de nos milieux qui s’adressaient de manière conviviale à toutes et tous. Deux jeunes finissants de 5e secondaire, c’était la première fois depuis des décennies que pareil événement s’inscrivait dans notre histoire locale, dans un espace religieux, oui, mais aussi dans un site muséal aux valeurs culturelles et artistiques exceptionnelles. Ce bâtiment étant considéré comme une des plus belles églises du Québec! J’ai senti que les gens découvraient, avec enchantement, l’existence de « beaux » jeunes, talentueux, généreux qui, au-delà, de tous les préjugés, venaient de s’inscrire dans notre mémoire collective.
En coulisse, ils ont pu rencontrer le curé d’origine camerounaise et formuler l’espoir que d’autres jeunes de leur âge puissent, à un moment donné, venir découvrir toutes les richesses de ce monument centenaire. La belle assistance a apprécié le doigté et la relation chaleureuse qui émanaient de chacun de leurs mots : un moment privilégié au cours duquel nous venions d’apprendre quelque chose de nous et de nos racines culturelles. Une réponse de la foule par un tonnerre d’applaudissements traduisait, à la fin de la présentation, l’émotion et leur reconnaissance. Dans notre mémoire collective, vous demeurez et demeurerez, Victoria et Benjamin.

