Texte : Charles Labrie

Oui, il l’a parcouru, en entier, soit les 42,2 kilomètres règlementaires! La course s’est déroulée le 26 mai dernier à Ottawa : le Marathon international d’Ottawa Tartan. C’est aussi une course de qualification pour le marathon de Boston. Danny Di Stefano a relevé le défi, de belle façon, pour une troisième année consécutive. Ce marathonien d’exception, dans nos régions, a bien voulu répondre à certaines questions.

EN CE QUI CONCERNE TON ENTRAÎNEMENT ET TA PARTICIPATION…
« D’abord, en termes d’entraînement, j’applique un programme qui suppose 22 semaines d’entraînement, trois fois par semaine. À la suite du parcours de 33 km (1 mois avant la course), je me sens apte à relever le défi marathonien. Pour arriver à ce résultat, cela exige beaucoup de rigueur, de discipline, de persévérance. À la fin de la course, j’ai battu mon propre record en franchissant les 42,2 km en 3 h 48 min 29 s. Pour moi, c’était une très belle réussite. Dans la catégorie d’âge de 40 à 44 ans, je me suis classé 173e sur 557! »

D’AUTRES CHIFFRES… PEUT-ÊTRE?
« L’âge moyen des participants se situe entre 40 et 45 ans et la durée moyenne du marathon est 4 h 21 min. On comptait environ 5038 participants, hommes et femmes. Les hommes comptaient pour 3436, et les femmes pour 1602! Il faut avoir au moins 18 ans pour faire partie du marathon. Cette année, c’était le 50e anniversaire du marathon d’Ottawa! J’ai donc bénéficié d’une médaille du 50e et deux autres pour les marathons antérieurs. Je suis très fier de cette réussite : c’est une victoire face à l’endurance et à la persévérance! On est un peu seul à vivre cette grande joie qu’on peut difficilement exprimer! »

J’IMAGINE QUE C’EST PHYSIQUEMENT ET PSYCHOLOGIQUEMENT TRÈS DIFFICILE D’EFFECTUER TOUT CE PARCOURS…
« Au départ et durant un bout de temps, je dirais qu’à 95 %, ça va bien. Quand il nous reste à parcourir les derniers kilomètres, c’est tout à fait l’inverse! On n’en peut plus et on a envie de lâcher, mais je me suis trouvé des trucs pour me maintenir dans la course. Par exemple, j’écoute une liste de musique composée de chansons que mes amis m’ont suggérées. Je me promène alors dans ma boîte à souvenirs en pensant à ces amis afin de me changer les idées et pour m’aider à persévérer, parce qu’il faut persévérer et croire qu’on va y arriver. Je pense, aussi, à mes élèves, en classe, particulièrement à ceux qui éprouvent des difficultés d’apprentissage. C’est bizarre… oui, mais c’est vrai! Je me dis qu’eux autres aussi doivent trouver ça difficile, l’école, par bouts. Avec ma boîte à souvenirs, ma musique et la pensée de mes élèves, je réussis à relever le défi que je me suis fixé! C’est tellement bon et beau! »

Quelle belle grandeur d’âme, cette finale! Merci Danny pour ce partage exceptionnel!