Texte : Charles Labrie

Voilà, plus de deux ans, déjà… oui! J’ai eu le bonheur de jaser avec toi d’épisodes de ta vie pédagogique. Ma lettre se veut un beau retour de mémoire. En 2023-2024, tu m’invitais à regarder une magnifique fresque relatant tout l’historique de tes parents et ton appartenance à ces Thibodeau, très nombreux… ma foi! Oui, tes racines sont bien de Dudswell! Quelle passion t’emporte quand tu enrichis cette dernière de propos bien sentis. C’est à ce moment, particulièrement, que j’ai voulu en connaître davantage sur ta présence à la Frontalière et à Louis-Saint-Laurent. Tout ton narratif s’est avéré fort… en Thibodeau!

Tu as d’abord décroché ton baccalauréat en français avec option animation théâtrale à l’Université de Sherbrooke, suivi d’un CAPÈS. Des volées de papillons au cœur, tu amorces cette aventure, quelque peu précaire, en début de carrière. Tu devais BUTINER de fleur en fleur : français de 2e et 4e secondaire, enseignement de toutes les matières à La Patrie, le français à l’école Le Phare, à la Poudrière de Windsor, à la Ruche de Magog et l’enseignement aux adultes dans ces communautés scolaires. De retour à La Patrie, en 1998, tu y vivras de bien belles expériences, dont un échange culturel entre tes jeunes du village et ceux de la Saskatchewan. Quelques années plus tard, tu obtiens, enfin, ta permanence à LA FRONTALIÈRE! C’est là que tu y déploieras tes ailes en français de 2e et 4e secondaire. Ce français, tu l’habites et l’enseignes PAR CŒUR! Preuve que le théâtre s’avère un précieux soutien à l’enseignement du français. Tu m’as partagé des photos « parlantes » de tes élèves lors de la présentation, en première partie, au colloque des jeunes aidants, intitulé « Hommage au rock québécois ». Une jeune Marie-Mai y apparaît, en début de carrière, et un jeune Dominique St-Laurent que l’on découvre aujourd’hui en tant que comédien au théâtre et dans certains téléromans. Tu me fais remarquer, aussi, la photo de Benoit Pelletier, neveu du très grand Gilles Pelletier, avec qui tu as présenté une pièce de Marie Laberge intitulée « Le Banc » et cette autre performance, « Un spectacle inoubliable », adaptation de France, du film « Une promenade inoubliable » ainsi que d’autres scénarios de films adaptés au théâtre pour vos élèves.

À LOUIS-SAINT-LAURENT, tu y as consacré quatorze années. Ta classe montre de nombreuses affiches d’aide en français. Je devine, dans tes propos, ton souci constant pour la réussite de tes élèves. J’ai souvenance, en tant que voisin d’à côté, au local 2043, en 2023, d’anecdotes pertinentes qui piquaient la curiosité de tes jeunes. Tes jeux de mots et réparties, tu les tiens, je pense, de ta passion pour le théâtre et tes racines de jeunesse bien ancrées sur le plancher des… Tu sais, d’instinct et d’expérience, qu’un brin d’humour au début d’un cours est parfois un élément bienvenu pour les apprentissages. Forte en impro, tu crées, au bon moment, des interactions spontanées, propres à bien illustrer un aspect spécifique en français. Tu accompagnes, avec d’autres collègues, lors du dîner, les finissants à leur local. C’est sans oublier ton rôle d’animatrice pédagogique. J’apprends, à la suite d’une recherche, qu’assumer toute une carrière en français de deuxième secondaire, c’est là un immense défi! Il te faut marier expertise, patience, amour et fermeté : pour tout dire, une main ferme dans un gant de velours!

Danielle, dans tes « aujourd’huis » réinventés, je vous espère, toi et les tiens, vivre des petits bonheurs au quotidien faits de rénovations à Orford, de voyages rêvés, baignés par la tendresse de fiston, tout juste promu bachelier en musique! Viva la vida!