Texte : Charles Labrie, enseignant (collaboration de Suzanne St-Louis et de Renée-Claude Leroux)

Pistolais d’origine (Trois-Pistoles), pays du populaire romancier québécois, Victor Lévy-Beaulieu, Daniel Parent débute sa carrière d’enseignant dans sa région natale. Ses engagements, à Louis-Saint-Laurent, témoignent de sa rigueur, de son parler franc et d’un humour typique d’un homme qui, derrière le masque, s’avère profondément humain.

Dès ton arrivée à notre école secondaire, en 1989, tu dois affronter des multitâches : dactylo, informatique… Un peu plus tard, tu feras partie du duo magnifique, en éducation physique, des Michel Mongeau et Jocelyn Guay! Trio dont l’humour et le professionnalisme faisaient trembler nos murs! Certains se souviennent, aussi, des nombreuses olympiades dans lesquelles tu t’es impliqué comme organisateur principal. Au fil des ans, tu accompagnes des stagiaires qui, grâce à ton expérience et ton écoute, sont inspirés pour l’avenir. Que dire de ton implication auprès des élèves! Lors de compétitions sur des courses à longs parcours, tu t’émerveilles comme un enfant pour l’habileté et les progrès réalisés chez les petits persévérants! Ta rigueur professionnelle amène ses exigences : tu deviens intransigeant et intolérant face à des indices d’impolitesse et au manque de respect de certains jeunes entre eux. Perfectionniste, aussi, tu ne négocies pas à rabais avec celles ou ceux qui peuvent performer davantage. Quant à l’oubli du costume pour les cours d’éducation physique… ça, tu n’acceptes pas! Ta présence récurrente au Bal des finissants demeurera toujours une occasion où humour et partage de souvenirs nourrissent la fête. Ton jeu d’acteur teinté d’humour… « grognon », pourraient penser certains observateurs, suscite parfois un effet-surprise! Pourtant, il s’agit plutôt d’une séquence théâtrale où tu invites l’autre à entrer dans la danse avec toi. Là, on jase entre amis ou collègues et on peut jouer la réplique!

Au plan social et culturel, nous nous souvenons de ton engagement au Conseil d’école en tant que Président (El Presidente) pendant plusieurs années. Tu achetais, pour le comité social, le journal La Presse. Tu venais te faire rembourser au bureau de Renée-Claude Leroux. Tu lui rappelais, à l’occasion, que c’était « pour assurer sa protection »! Tu as fait plusieurs fois la tournée pour l’achat de billets de loterie de groupe quand le montant en valait la peine! Le but était de « prendre notre retraite plus rapidement », disais-tu. Malheureusement, malgré ta bonne volonté, comme d’autres, tu as dû attendre pour te rendre à cette phase bénie afin de ne pas devenir ce « sénateur » tant taquiné au fil des rencontres! On se souvient aussi de prestations célèbres du Chêne et le roseau lors de l’un des galas des mérites scolaires (chute mémorable, d’ailleurs, plus de peur que de mal). Tu as risqué une improvisation célèbre : Averell des Dalton. Tout cela, c’est sans oublier tes goûts littéraires pour le roman policier et les articles de revues à contenu financier. Puis, pour l’essentiel… comment te rappeler ta grande fierté pour tes deux grandes filles!

Bonne retraite cher Daniel!