LE TEMPS VA, TOUT S’EN VA… ET ILS S’EN VONT À LA RETRAITE!

LE TEMPS VA, TOUT S’EN VA… ET ILS S’EN VONT À LA RETRAITE!

Texte : Charles Labrie, collègue

JE ME SOUVIENS…

ANDRÉ VACHON fait partie des nôtres depuis plusieurs années déjà. Il enseignera quelques années dans l’Ouest canadien, fera un bon saut du côté de Lac-Mégantic, au secondaire à Montignac, puis le rapprochement avec Sherbrooke lui fera choisir notre Cité-école. Fin pédagogue, c’est un prof très rigoureux et organisé. Son local-classe de français parle par lui-même : bureaux bien disposés, les manuels essentiels au bon endroit sur le pupitre de chaque élève et des affiches partout qui rappellent les éléments fondamentaux de la langue maternelle.

Au plan pédagogique, c’est un professionnel très organisé. Fidèle au programme, fort d’une routine certaine et efficace avec ses jeunes de la 1re secondaire, il aime partager avec ses pairs certaines initiatives pédagogiques et ses documents de travail très bien ficelés. Il a même enregistré sur DVD tous les outils pédagogiques pour quelqu’un de nouveau ou ancien qui aimerait bien les utiliser. C’est une richesse pour des nouveaux dans l’enseignement, comme j’ai pu le vérifier moi-même. Durant plusieurs années, en parascolaire, il est entraîneur au hockey pour les jeunes de la polyvalente. Pour avoir assisté à plusieurs joutes et entraînements, je peux vous assurer qu’il s’avère un entraîneur efficace.

LES PAUSES… IL AIME
Il apprécie au plus haut point la chaleur et les débats quotidiens au salon des profs. Il témoigne d’un rire facile lors de certains propos. Naturellement, il marie le sérieux et l’humour avec habileté. Si vous voulez voir un rire communicatif, offrez-lui du sucre à la crème et rappelez-lui ses recherches patientes pour dénicher quelque part du chocolat. Il aime! Tu sais André, à quel point tu es peu féru de bricolage, surtout quand les demandes se font pressantes du côté de la maison… Sache que maintenant à la retraite, tu devras obéir, sans excuses, à la planification des travaux… dessinés par ta douce moitié.

ET POUR LA SUITE…
Passionné de hockey comme ses fistons, le paternel a suivi activement ses jeunes, durant des années, aux compétitions de la ligue de hockey junior majeure du Québec. Il sait vous raconter avec fougue et passion tous les aléas et prouesses de ses fistons et autres joueurs, bien sûr! Maintenant aux études avancées, ses garçons l’ont contraint aussi à une certaine retraite. Merci André de ta présence parmi nous durant plusieurs années. Tu y laisses un petit quelque chose de toi-même, bien singulier, qui saura nourrir notre mémoire collective.

 

JE ME SOUVIENS…

SUZANNE ST-LOUIS,

De ton arrivée à notre polyvalente, à la fin des années quatre-vingt… Toute jeune enseignante, à la suite de quelques années vécues dans la grande région de Montréal. Toi, dont les racines touchent le sol de la Petite Nation, en Outaouais. Que le grand Papineau s’en souvienne aussi, s’il se peut… Ta discrétion, ton rire facile, ta culture littéraire remarquable et ta générosité pédagogique nous ont tous habités, tant les membres de l’ancienne équipe que la nouvelle équipe des années 2000!

De ton engagement au niveau des élèves, discret et constant : les journaux étudiants, les voyages culturels, tant à Québec que dans l’organisation des sorties théâtrales à l’Université de Sherbrooke, et ce, durant plusieurs années! Toutes les préparations que tu y consacrais pour le grand bonheur des enseignants de français et les élèves de la 3e et de la 4e secondaire. Des premiers conteurs que tu as invités à l’école : Fred Pellerin, entre autres, à ses débuts : quelle belle audace! Du plaisir que tu éprouvais à me faire lire des textes de grande qualité tant chez des auteurs que chez tes élèves. De ton partage gratuit et enrichissant de documents en français de la 3e et de la 4e secondaire qui m’ont, à de multiples occasions, facilité la tâche. Tu me rappelais alors à quel point tu avais aimé, lors de notre partage commun de groupes de français de la 5e secondaire, que je te donne ce petit coup de pouce… ce dont j’avais oublié. Des midis contacts, autour de la table du dîner avec tes amies avec lesquelles on riait, on discutait et on commentait des thèmes dessinés dans l’actualité quotidienne. Toujours, ta culture et ta simplicité émergeaient. Des beaux et touchants écrits de ton père, médecin, qui savait raconter, avec humour et passion, des moments touchants de sa profession et sa passion pour la vie et sa famille. De bien beaux moments de lecture! De ton écoute compatissante avec de nombreux étudiants, pendant les récréations, dans ta classe. Tout semblait aller de soi! De cette atmosphère paisible… lors de tes cours créatifs et préparés avec minutie. Quand j’arrivais dans ton local-classe pour mon cours, jamais je n’avais l’impression d’aller ailleurs, mais je me sentais accueilli. Sans oublier la grande qualité de tes écrits dans la langue de Molière. De ta présence annuelle, constante, comme associée du village de Weedon, dans le cadre du projet Cité-école.

De nombreux autres moments vécus qui ont inspiré tant les membres du personnel que tous les élèves que tu as su aborder avec respect et grande attention. Merci pour toutes ces heures de bonheur parmi nous. Que ta retraite te soit tout aussi heureuse que ces décennies d’enseignement!