LES ÉLÈVES DE LA FPT-1 À LA DÉCOUVERTE DU PATRIMOINE BÂTI DU HAUT-SAINT-FRANCOIS

LES ÉLÈVES DE LA FPT-1 À LA DÉCOUVERTE DU PATRIMOINE BÂTI DU HAUT-SAINT-FRANCOIS

Texte : Charles Labrie

Dans le cadre du programme d’univers social, et plus spécifiquement dans l’esprit du projet de Cité-école, la découverte de son milieu, les élèves de formation préparatoire au travail manifestent le désir de visiter un site patrimonial de la plus grande importance, soit celui de l’église St-Louis-de-France d’East Angus. C’est accompagné de leur enseignante et enseignant, Mme Marika Larochelle Moreau et M. Marc Paillé, qu’ils découvrent toute la richesse culturelle de ce site exceptionnel protégé par l’Office du patrimoine religieux du Québec.

C’est le 20 décembre 2017, en avant-midi. Les élèves ont moins d’une heure pour visiter le site et découvrir plusieurs de ses richesses culturelles. D’abord, malgré le froid, on leur présente une vue extérieure de l’édifice. Certaines questions appellent des réponses : la hauteur de l’édifice (210 pieds), le clocher, les pierres de construction originaires de St-Sébastien, près de Lac-Mégantic, le rocher sur lequel est construite l’église et la date de son ouverture (le 1er juillet 1923). C’est quoi le style gothique? Qui a pensé à cette « cathédrale » hors de l’ordinaire? Un curé mélomane qui a visité les plus grandes basiliques d’Europe, en bateau, entre 1905 et 1915.

Des filles et des gars vraiment intéressés par le style gothique de l’église! Ils apprennent aussi que Marc Paillé et Charles Labrie ont été baptisés ici, dans cette historique sacristie. Ils regardent avec émerveillement et intérêt les magistrales voûtes et sur quel rocher elles sont assises, les vitraux, relatant l’histoire de la vie de Louis IX, roi de France et patron de la paroisse, la céramique du plancher, l’or de l’autel principal. Ils apprennent que le curé de l’époque a fait appel aux plus grands artistes et ingénieurs de Chicago , New York , Boston et quelques-uns du Québec. Une attention spéciale est apportée au bois de construction des meubles en châtaignier français gris, importé, au poids des quatre cloches de 4 tonnes donnant quatre notes du solfège, à l’autel avec son tabernacle et ses reliques, ses ciboires, ses hosties (certains pensant qu’on sacrait en présentant les objets!) son orgue Casavant aux trois cents tuyaux. La lampe du sanctuaire retient davantage l’attention en raison de sa valeur tant culturelle que financière, mais aussi par les poulies qui permettent de l’activer. Ce qu’ils anticipent de visiter, c’est la crypte où reposent six curés et une femme organiste officiant à l’orgue durant 65 ans. Quelques anecdotes sont racontées en lien avec la construction de cette crypte.

Merci Marika et Marc, gars et filles! Vous êtes un groupe magnifique avec lequel il fait bon partager tant les connaissances culturelles qu’une bonne sucrerie!