SOUVENIRS DU GUATEMALA…

SOUVENIRS DU GUATEMALA…

Texte : Renée-Claude Leroux, organisatrice communautaire

Le 26 février dernier, nous, 22 élèves et trois accompagnatrices, partions en direction du Guatemala, plus précisément à San Miguel d’Escobar. Depuis presque 1 an et demi que nous nous préparions pour ce voyage : les campagnes de financement, les formations préparatoires, et bien sûr, les cours d’espagnol, se sont succédé! Nous sommes fiers d’avoir réalisé ce voyage au complet, sans mesures exceptionnelles et sans retard malgré une pandémie de COVID. Nous nous comptons parmi les chanceux qui sont partis et revenus juste à temps!

Ce fut un voyage rempli d’émotions. Même si c’était notre deuxième fois au même endroit, il n’y a pas un voyage pareil! Nous étions très heureux de retrouver l’organisme hôte, La Unión, ainsi que les familles guatémaltèques. Ce fut un beau moment d’émotions. Je tiens à remercier toutes les personnes, organismes, entreprises et la Cité-école Louis-Saint-Laurent, qui nous ont encouragés financièrement pour permettre à des jeunes de vivre cette expérience inoubliable. Merci aussi à Horizon Cosmopolite ainsi qu’à La Unión, les organismes responsables, pour votre accueil, votre soutien et votre professionnalisme durant ce voyage. Nous nous sommes sentis épaulés et en sécurité.

Voici quelques commentaires de participantes qui ont accepté de mettre sur papier ce qu’elles retiennent de leur expérience au Guatemala.

« C’était une expérience hors du commun où nous avons appris une nouvelle langue, connu une nouvelle culture et rencontré des gens formidables avec qui on a créé de beaux liens. On a habité avec une famille accueillante, patiente et à l’écoute. Tous les efforts fournis nous ont finalement permis de nous créer des souvenirs qui resteront à jamais gravés dans notre mémoire. C’était encore mieux que je me l’imaginais, je n’ai pas eu un grand choc culturel. Oui, c’était différent rendu là-bas, mais avec l’accueil et le soutien qu’on a eu de toute la gang du Guatemala ainsi que de notre famille et de nos guides, s’adapter était moins difficile. Voir un volcan qui crachait du feu du balcon de ma maison et même monter un volcan, on ne fait pas ça souvent ! Aider au Guatemala était une expérience gratifiante que je recommencerais demain sans hésitation! » Meave Lapointe, 4e secondaire


« Pour moi, ce voyage était une façon d’en apprendre plus sur le monde dans lequel on vit. Le Canada est une infime partie de territoire, de culture et de langue, on ne peut donc pas prétendre savoir ce qui nous entoure sans l’avoir découvert. Aussi, je trouve bien dommage qu’au Canada on ne soit pas reconnaissant de tout ce que l’on a. Il était donc très important pour moi d’aider les personnes qui en ont vraiment besoin et qui en seraient très reconnaissantes et c’est ce qui m’a poussée à faire ce voyage humanitaire.

Mon expérience au Guatemala fut tout simplement incroyable, j’ai découvert un pays vibrant où les rues sont colorées et vivantes et où les gens sont tellement sympathiques qu’ils te disent « bonjour » et « passez une bonne journée » quand on passait à côté d’eux dans la rue, et ce, même si on ne les connaissait pas. Les Guatémaltèques sont des gens simples, c’est incroyable! C’était tellement facile de les faire sourire, juste le fait de leur dire bonjour en retour les rendait heureux, et c’était tellement beau de les voir sourire! Nous habitions en équipe de deux dans une famille de là-bas et je n’aurais jamais pensé dire ça, mais je m’ennuie beaucoup d’eux. Ma famille était accueillante, ils s’assuraient toujours qu’on ne manque de rien et ils étaient tellement gentils! Je croyais que la langue allait être une énorme barrière là-bas, mais c’était si facile de se faire comprendre. Même si on sait un maximum de trois mots en espagnol, les gens savent que l’espagnol n’est pas notre point fort, alors ils parlent plus lentement et ils utilisent des mots plus faciles à comprendre. Après 2-3 jours à entendre seulement parler espagnol, on finit par pratiquement tout comprendre.

Nous avons fait nos travaux communautaires dans une maison où nous avons travaillé dur et on a dû s’entraider. Au final, ça a tissé de grands liens entre nous. Au Guatemala, peu importe où on se trouvait, le paysage était toujours incroyable. Dans notre village, on avait une vue sur deux volcans et c’était juste magnifique. Au final, mon voyage était juste formidable et la seule chose que je regrette c’est de ne pas être restée plus longtemps! » Anabelle Jodoin, 5e secondaire


« À mes yeux, ce voyage a été gratifiant. C’est vrai que, sur le coup, je ne voyais pas ce que j’ai eu la chance de faire. À cause des deux semaines de congés d’école dues au coronavirus, j’ai pu réfléchir à tout ça et constater que je m’ennuie du Guatemala. Même les choses qui m’énervait le plus : je m’ennuie de me faire réveiller, tôt le matin, par des chiens qui jappent, des gouttes d’eau qui me tombent sur le front, un coq qui cri ou bien des pétards.

Ce voyage a été enrichissant, ça m’a fait aimer davantage le Québec. Pour nous, c’est facile d’avoir de l’eau potable, de prendre des douches chaudes pendant 30 minutes ou avoir un toit (littéralement un toit, la plupart des maisons n’en ont pas). En vérité, si je fais une comparaison entre les Guatémaltèques et les Québécois, nous sommes vraiment des paresseux. Moi, après ma journée de travail de 8 h je suis morte, mais eux ont 3 emplois et ils font plus d’heures que moi en une journée (sérieux je ne sais pas comment ils font). Ils se battent pour vivre au mieux, mais ça ne les n’empêche pas d’être heureux. J’ai une énorme admiration pour eux, car moi je ne serais sûrement pas capable.

De plus, ce voyage m’a fait connaître une gang extraordinaire. Même si parfois il y a eu quelques désaccords, cela ne nous a pas empêchés d’avoir un merveilleux voyage à cause des personnes qui y étaient. Peut-être que l’on ne s’aimait pas tous, mais on s’est enduré.

Et pour conclure ce long texte, je voulais remercier tout le monde qui a pu nous aider à financer notre voyage ET je voulais remercier une personne en particulier, car sans son aide, je pense que je n’aurais jamais réussi à financer mon voyage. Merci énormément Stéphane Ouellet !!! C’est sûr qu’il n’était pas le seul. Il y a eu aussi toute ma famille qui m’achetait ce que je vendais et aussi, les dons de cannettes et de bouteilles vides. Peu importe, merci à tous de m’avoir permis de faire ce voyage! D’ailleurs, je veux aussi dire merci aux accompagnateurs, Renée-Claude, Ginette et Sophie, d’avoir fait ce voyage avec nous. Et merci à toute la gang, car vous êtes la meilleure gang de voyage et je vais toujours me souvenir de vous autres. Pour finir, je veux remercier toutes les familles et La Unión qui nous a permis de vivre cette expérience et d’avoir fait de notre voyage un rêve. Merci pour tout !!! Je vous aime! » Catherine Dodier, 4e secondaire


Holà,

Il y a de ça des années, je n’aurais jamais au grand jamais accepté d’aller participer à un voyage humanitaire. Malgré mes entêtements, j’ai fini par y participer…

Avant, j’aurais dit quelque chose comme « oh non, moi? J’peux pas faire un truc du genre. En plus, j’serais loin de chez moi et ça impliquerait que je sois entourée de beaucoup trop de personnes pour moi et tout ça, ça me donnerait quoi? » C’est vrai, ma façon de penser n’était pas très bonne ni très positive. Après plusieurs réflexions, je m’étais dit « Justement, c’est une bonne manière de m’impliquer socialement et en plus, c’est une expérience qui pourrait se présenter seulement une fois à moi. Combien de gens ont la chance de vivre ce genre d’expérience ??? » Après ça, j’ai accepté d’y participer et ç’a été l’une des meilleures décisions que je n’ai jamais prises.

Mon expérience
Pour commencer, ce fut l’un des plus beaux voyages que j’ai faits. Quand je suis partie du Guatemala pour revenir au Québec, je ne voulais plus partir… j’ai même versé quelques larmes. Malgré les différences culturelles et autres, on a très bien su s’adapter et partager des moments mémorables avec notre famille. Même si on était convaincu qu’on ne serait pas capable de s’adapter et de bien s’intégrer pour vivre de bons moments là-bas. On pensait que ça serait difficile, mais qu’est-ce qui n’est pas difficile dans la vie, quand on vit de grands changements comme rencontrer du nouveau monde et une nouvelle culture ? Tout ça, ça s’appelle l’adaptation et l’acceptation. Une fois qu’on a compris ce concept, on peut tout surmonter et affronter nos peurs.

J’ai partagé plusieurs moments que je n’oublierai pas de sitôt. Comme un simple geste que j’ai fait et que je n’aurai jamais cru d’avoir autant d’impact… Quand je suis partie, j’ai laissé du savon et je les imagine souriants et gratifiants. Lorsque j’imagine cette scène, je souris en pensant que ce petit geste, pour moi, signifie un grand geste pour eux.

Les choses que j’ai beaucoup appréciées de mon voyage sont les sourires des gens, la générosité des habitants, les paysages, la culture et le fait que ce voyage m’a beaucoup appris et m’a fait grandir intérieurement. Maintenant, je vois tous les petits gestes comme les grands gestes, et que la vie mérite d’être vécue avec de simples gestes, des moments et des personnes aux quatre coins de monde. J’ai aussi appris à vivre au jour le jour, car qui sait si on sera là le lendemain…?

Pour finir, profitez-en, car on ne sait jamais ce qui va arriver. Par exemple, notre groupe aurait pu manquer notre voyage, car avec les circonstances du moment (COVID), on a été limite pour partir et pour revenir, mais on a pu faire ce voyage et j’en suis reconnaissante d’y avoir participé. J’ai hésité avant d’y participer et je ne regrette rien du tout. Je recommencerais tout demain si je le pouvais !!! Je remercie Renée-Claude, Ginette et Sophie et tous les autres qui nous ont permis de faire ce si beau voyage. Alors Merci! Adios

PS Peut-être bon voyage! Après tout, on ne sait jamais ce qui peut nous arriver! Suivez votre cœur. Ne passez pas à côté d’une expérience comme celle-ci, vivez-la et profitez-en !! » Lauryann Lecomte, 4e secondaire